Cisnes
Le groupe CISNES est composé de 4 musiciens :
- Stéphane à la Batterie,
- Francis à la Basse,
- John à la guitare rythmique,
- Manu au chant + guitare
Un peu a la manière du peintre qui réalise ses premières esquisses, Cisnes, qui alors ne s’appelait pas, commença par des réunions, des reprises de chansons, des contacts, à essayer sans trop savoir où ni comment, de trouver une voie, pas trop empruntée, ni trop désaxée de l’univers du rock dans sa plus large définition.
Hésitations longues et nombreuses sur le nom, c’est finalement celui-ci qui restera, Cisnes, des cygnes en espagnol. Phonétiquement assez tranchant et sifflant, il représente également une certaine beauté, et un mystère sur le sens de la vie pour les poètes, en raison de son long cou en forme de point d’interrogation.
Mais pour nous, ces « Cisnes » seraient plutôt noirs, plus agressifs et plus solitaires que les classiques cygnes blancs.
Car Cisnes, c’est d’abord de l’agressivité contrôlée, délicate et quelque peu mélodique.
Le moins évident aura été de trouver un son, qui n’est d’ailleurs pas définitif (mais y en a-t-il un ?)mais qui commence à nous satisfaire et à plaire.
De l’espace, beaucoup d’espace, c’est ce que l’on recherche, des paysages musicaux vastes… et sombres à la fois. Paradoxe que l’on ne résout pas toujours et qui laisse parfois un goût d’inachevé dans certains morceaux.
Quelques concerts, festivals, bars, quelques passages à vide, l’irrégularité de nos répet’ nous a pénalisé et fait du tort pendant un moment.
En même temps, il a permis a l’écriture d’inspirer des textes sur des sentiments opposés, des angoisses, des cris de ras le bol et de reconsidérer la voie que nous souhaitions.
L’évolution est flagrante, la progression est assez claire ; en trois ou quatre ans nos propres chemins se croisent et n’en forment plus qu’un, encore un peu flou, mais… un seul. La musique est plus précise, plus incisive, et les textes plus inspirés.
« Se tromper dans les plaie[zir]
erroner les sens eux-mêmes
alors comment faire ce soir
sans te perdre dans le noir » ( Plaie[zir])
Une certaine naïveté, des maladresses, mais une musique que nous considérons particulière, de plus en plus intéressantes, et dont les morceaux ne présentent plus de date limite d’utilisation.
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jonathan.outomuro@neuf.fr